EDF m’a tuer

danger

Juste un petit coup de gueule ce matin.

Nos amis d’EDF Pro nous ont ont beaucoup énervé ces derniers jours. On vous raconte l’histoire brièvement : avant d’entrer dans nos nouveaux locaux, nous nous inscrivons – en ligne – pour souscrire un nouveau contrat EDF, comme ça se fait avant chaque emménagement. Comme nous sommes une entreprise, EDF en déduit, assez logiquement, que nous devons quitter le tarif Heures Pleines / Heures Creuses. Bon, jusque là, tout va bien.

Là où ça se gâte, c’est que l’on reçoit ensuite un coup de fil d’EDF, qui nous demande une date de disponibilité pour venir changer le compteur. On propose des dispos … Un technicien vient, fait le changement de compteur … et nous recevons, une semaine plus tard, une facture de 105 euros pour cette intervention !

Ce n’est pas tant les 105 euros qui nous choquent – la société peut encore s’offrir ce genre de dépense somptuaire … – mais le fait d’être mis devant le fait accompli, de n’avoir pas été prévenu AVANT l’intervention..

Bref, on a râlé, écrit, téléphoné, etc. En vain, puisqu’on vient de recevoir une lettre nous expliquant qu’en cas de non paiement sous 10 jours, le courant serait coupé. La grande classe.

Conclusion : au mieux il y a un bug dans leur process, avec défaut d’information (mon hypothèse : peu probable, car ils auraient alors pu faire un geste suite à notre réclamation); au pire ils nous prennent pour des imbéciles, et grattent un peu de chiffres d’affaires supplémentaire grâce à ce genre de technique, proche de la vente forcée (franchement plus probable, selon moi).

Pas joli joli, pour une institution publique, en situation de quasi monopole … Pas très « Autrement » ça !

Ah j’oubliais, la fin de l’histoire : on a rangé notre fierté et notre exaspération dans notre besace, et on a payé.

Michel

PS : tiens, ça me donne envie d’aller jeter un oeil sur Direct Energie

Autrement dit : Non

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Quand on demande à quelqu’un de se définir, on fait souvent face à un silence gêné : l’exercice est difficile. Pour la personne interrogée, il est peut-être plus facile de répondre quelque chose comme « je ne sais pas qui je suis, mais je sais ce que je ne suis pas ». Face aux multiples questions qui nous ont été posées, on a envie, à notre tour, de vous dire ce que nous ne sommes pas. Et cela éclairera peut-être certains de nos interlocuteurs (clients, partenaires, hôtes, hôteliers, candidats, …) qui sont parfois, à juste titre, étonnés de notre démarche.

Commençons par notre site Chambres à Part : on est en plein processus de sélection de nos adresses qui « sortent du lot », c’est à dire celles qui ont une histoire, un concept, une déco, un emplacement, bref, quelque chose qui nous donne envie de les mettre en avant. Nous appelons les hôtes ou hôteliers en question (plus exactement : Delphine les appelle …) afin de découvrir ces lieux en y envoyant l’un de nos correspondants, et nous expliquons notre démarche. Et nos interlocuteurs sont parfois surpris. Alors, après l’avoir dit, c’est encore mieux de l’écrire :

  • Nous ne sommes PAS un annuaire ! Une évidence pour nous, mais une surprise pour de nombreuses chambres d’hôtes notamment, car ces dernières sont sollicitées en permanence. Ce positionnement a pour conséquence que nous ne sommes pas rémunérés par les chambres d’hôtes et les hôtels qui, dans un annuaire, payent pour être référencés, et nous ne ferons JAMAIS payer ce référencement
  • Nous fixons nous-même notre ligne éditoriale, ce qui nous permet de rester libres : libres de sélectionner certaines adresses, et certaines adresses seulement, libres d’écrire ce que nous pensons, libres de donner la parole aux internautes, etc …

Continuons avec le nom de notre société : Autrement. Un nom qui a beaucoup de sens pour nous. Mais, avec un peu de recul maintenant, on s’aperçoit que le terme est un peu utilisé par tout le monde en ce moment, parfois pour de bonne raisons, quelque fois à mauvais escient. On a ainsi découvert un festival Partir Autrement (on adhère), un salon Vivre Autrement (pourquoi pas, voir l’image ci-dessus, clicable), on savait qu’on pouvait Construire Autrement (excellente initiative de l’Ademe). Voilà maintenant que certains déclarent faire de le politique Autrement, dormir Autrement, accoucher Autrement … Bref, nous ne sommes pas à l’origine de toutes ces initiatives, loin de là !

Du coup, on va finir par croire que le terme est galvaudé…  Et c’est vrai qu’aujourd’hui, il l’est. Il ne suffit pas de dire que l’on fait les choses Autrement. Il faut les faire. Alors voilà, on se dit qu’on va arrêter de communiquer la dessus, et on va se concentrer sur l’action. Le reste viendra tout seul.

Michel

PS : un grand merci à Vartan Arzoumanian. C’est lui qui m’a inspiré cet article. Jetez un oeil sur son Blog, et notamment sur ce billet concernant Autrement.

Stage, piège à con ?

Désolé pour le titre, mais c’est un sujet qui nous tient à coeur, et sur lequel j’ai eu, souvent, l’occasion de m’écharper avec certains de mes anciens collègues. Au passage, et pour éviter toute polémique, je précise que je ne fais pas référence à Bertrand et à mes anciens voisins de bureau de Cityvox, qui sont sur la même longueur d’onde que moi sur ce sujet.

Alors, d’où vient ce coup de gueule ?

Tout simplement de l’observation de pas mal de boîtes, grandes ou petites. Des boîtes qui se servent de stagiaires pour faire des économies, pour payer (quand il y a indemnités …) les gens au rabais, pour avoir un minimum de frais fixe et pour reporter le besoin de souplesse sur les autres. Combien de fois ai-je entendu « on n’a qu’à prendre un stagiaire » avec le lourd sous-entendu que « ça ne nous coûtera rien, on ne prend pas de risque » ou « on n’a pas d’argent, on peut toujours utiliser quelqu’un qu’on ne paye pas » ? Pire encore : « mais tout le monde le fait, on serait trop cons de ne pas le faire ».

Et après tout, qu’est-ce qu’un stage ?

Pour nous, et comme dans tout contrat que lie deux personnes, il s’agit d’un échange équilibré entre deux parties. Pour le stagiaire, c’est, essentiellement, un moyen d’apprendre un métier, de se former et, dans une moindre mesure, une façon de mettre un pied dans l’entreprise. Pour l’entreprise, il s’agit avant tout de repérer, en amont, les futures embauchés, et ce avec un risque financier faible. Si l’on respecte cet échange, cela a pas mal de conséquences dans la relation Entreprise / Stagiaire :

  • l’Entreprise, et en particulier la personne qui encadre le stagiaire, doit consacrer beaucoup de temps à former et à transmettre son savoir; ce temps à un coût, rarement pris en compte par ladite entreprise ou, pire, volontairement diminué au maximum (l’encadrant étant lui-même sous l’eau, ce qui a pour fâcheuse conséquence de laisser le stagiaire … seul … sans personne pour le former)
  • le Stagiaire est là pour apprendre : quel intérêt pour lui de rester 1 an sur le même poste (sauf quelques métiers dont l’apprentissage est très long) ? il peut, à juste titre, être très exigeant sur ce sujet là; voire quitter son employeur en cours de stage s’il a l’impression de ne plus progresser

Il y a pas mal de signaux qui ne trompent pas, et qui permettent d’identifier les entreprises qui profitent assez cyniquement de la situation déséquilibrée entre Recruteur et Recruté. En voici quelques uns, mais il y’en a peut-être d’autres que j’ai oubliés :

  • Stages de très longues durées
  • Postes uniquement occupés par des stagiaires
  • Sous-encadrement des stagiaires, et son deuxième effet kiss cool : responsabilités anormalement élevées transférées sur les épaules du stagiaire
  • la proportion de stagiaire dépasse les 30% dans une équipe donnée, ou pire, au total de l’entreprise
  • un activité de l’entreprise n’est rentable qu’à la seule condition que des stagiaires la fassent tourner

On nous fera remarquer qu’il y a des secteurs d’activités par essence plus consommateur de stagiaires. Car ils sont terriblement attractifs (les métiers de la culture, le luxe, l’événementiel, etc.), ou très peu rentables. Ou les deux (aïe !). Dans tous les cas, si la relation entre les deux parties est équilibrée, pourquoi pas ? Mais ce n’est pas toujours le cas ..

Inutile de dire que ne sommes très loin de cet état d’esprit, chez Autrement. On aimerait bien, si l’on ose dire, et parce que les ressources sont limitées dans les premières années d’une entreprise, se dire qu’on peut faire le travail de 10 personnes pour le coût de 3. Et on se souvient qu’on aime les relations équilibrées. Et que déséquilibre et cynisme risquent de nous revenir bien vite à la figure.

Ce qui ne nous empêche pas de rechercher des stagiaires. Motivés, talentueux.

Et avec embauches à la clef.

On attend vos candidatures.

Michel