Recherche graphiste

Autrement recherche un(e) graphiste, ou une agence.

Cette fois-ci, on rentre dans le dur, il est temps de commencer à développer le premier de nos deux sites web. Nous recherchons un graphiste ou une agence capable de retranscrire le positionnement très spécifique du site (un post la dessus très bientôt). Deux phases : la définition d’une charte graphique complète d’une part, puis l’entretien et la gestion au quotidien. Nous sommes ouverts à toute formule : CDD puis CDI, Freelance, Agence, … voire un mix de tout ça.

Le profil : une expérience web indispensable, une grande créativité bien sûr, mais surtout la capacité d’allier talent graphique et ergonomie, originalité et rigueur fonctionnelle. Et bien sûr, l’envie de partager nos valeurs (encore un post à faire la dessus, oups !) : Autrement est une entreprise avec du Sens, où la recherche du profit n’est pas le seul objectif, où l’on sait que l’entreprise a une responsabilité sociale qui excède la seule rémunération de ses actionnaires.

Nous venons de consulter l’agence Kangourouge, basée à Marseille. Un premier contact très positif.

Si vous connaissez quelqu’un, c’est le moment : nous allons prendre notre décision assez rapidement. Pour nous écrire : prénom @ autrementlemail.com (avec prénom = Michel. Ou Marianne. Ou Christophe. Ou Delphine. Bref, vous avez compris).

Michel

La genèse d’une idée

On m’a très souvent posé la question ces dernières semaines : « Mais comment fais-tu pour avoir des idées de business à lancer ? ».

Avant d’y répondre, je reviens quelques secondes sur les sous-entendu de cette question.

Il y a ceux qui pensent que tout a déjà été fait ou inventé, et qu’à moins d’être un génie ou un ultra-créatif, deux qualités que je ne possède pas, il n’y a point de salut. Qu’on a connu une période bénie, presque « facile », avant la bulle Internet, lorsqu’une belle présentation powerpoint et un peu de confiance en soi semblaient suffire pour convaincre des investisseurs de vous confier leur argent. Qu’en gros, maintenant c’est trop tard, le marché trop gros, trop concurrentiel, les bonnes idées déjà lancées. Appelons ça la résignation.

Il y a ceux qui pensent qu’une idée vous vient comme ça, au saut du lit (avec l’ampoule qui s’allume au dessus de la tête ?) et que ce serait presque une question de chance que d’avoir été touché par la grâce, comme si l’on avait reçu la visite d’un message divin. Appelons ça l’illumination.

Il y a ceux, nombreux, qui pensent qu’une idée, c’est l’essentiel de la réussite lors de la création d’une nouvelle activité. Que tout-le reste est accessoire. Qu’à partir d’une bonne idée, on construit du solide, on retombe toujours sur nos pattes. Qu’à contrario, on ne peut pas se développer sur un concept bancal, sur un positionnement vite remis en cause pas la réalité. Appelons ça la conceptualisation.

Et bien, à peu de choses près, tout ceci est, à mes yeux, complètement faux.

Revenons sur le premier point : la résignation. Après plus de 9 ans dans le business de l’Internet, je crois plus que jamais que le meilleur est à venir, que de nouveaux sites vont apparaître, que de nouveaux modèles économiques sont à inventer, qu’il y a encore beaucoup de place pour lancer sa start-up (même si je n’aime pas trop ce terme). Aujourd’hui les internautes sont nombreux, ils sont habitués à acheter sur la toile, ils regardent et réagissent à des sollicitations publicitaires, il se facilitent la vie tous les jours grâce à des services en ligne. Mieux : tout un éco-système s’est développé, avec de nouveaux métiers, de nouvelles compétences, et il est aujourd’hui possible de recruter des collaborateurs immédiatement opérationnels. Un exemple : qui parmi vous (en France tout au moins) connaissait Facebook, à l’été 2007, il y a seulement 18 mois ?

Pour ce qui est de l’illumination, voilà une idée bien naïve. Et bien romantique. Genre « ce matin, sous la douche, j’ai décidé de créer un site d’inter médiation basé sur le processus d’achat et vente sous forme d’enchères montantes ». Whaouh, trop fort le gars … Alors que le créateur d’ebay (car il s’agit bien de cela) a commencé par rassembler des collectionneurs de distributeurs de Pez sur quelques pages web… A l’illumination je préfère la cristallisation : à l’instant T, vous possédez des informations, une culture Internet, des connaissances spécifiques sur quelques secteurs d’activité, et, en mélangeant tout ça (vous ne maîtrisez pas le processus, c’est vrai, ça vient parfois sous la douche …), apparaît une première idée, ou plutôt une conviction, puis une seconde, et enfin un premier modèle économique qui se dessine. C’est exactement ce qui s’est passé pour Autrement, le prochain post expliquera tout ça dans le détail. Conséquence indirecte : si vous avez eu cette idée à l’intant T, il est fort probable que d’autres acteurs de cet éco-système, qui ont accès aux mêmes infos, arrivent à des raisonnements proches, et donc des idées de business concurrents. L’émergence de nombreux acteurs très proches de votre positionnement devient donc le signe que votre idée est potentiellement bonne, plutôt qu’une source d’inquiétude et de stress.

Ce qui m’amène aux dernier point : la conceptualisation. Probablement le plus faux de ces 3 préjugés. En effet, ce n’est pas l’idée qui fait le succès d’une entreprise, mais plutôt son exécution. Si l’on devait pondérer les facteurs, je pencherais pour 80/20. 20% pour l’idée, 80% pour son exécution. Justement car d’autres personnes se sont lancées avec la même idée que vous, mais risquent de l’exécuter différemment. Parce qu’il est facile de faire les mauvais choix (d’investissements, de recrutement, etc.) à partir d’une bonne idée de départ. Parce qu’en fin de compte, c’est le service que vous rendez à vos utilisateurs et vos clients, qui doit être bon, et sur la durée. A titre d’exemple, prenons Cityvox (je risque d’en parler souvent, et pour cause …) : notre modèle économique de départ était franchement à côté de la plaque – nous avons dû en changer au bout d’un an -, nous avons vu apparaître 10 concurrents puissants et prestigieux en moins de 6 mois, nous avions en face un leader historique bien implanté, à forte audience … et pourtant nous sommes devenus très largement leader de notre catégorie, après 5 ans d’efforts et pas mal de sueurs froides.

Bon, avec tout ça je n’ai toujours pas dit comment était née l’idée d’Autrement, et je m’aperçois que ce post fait déjà plus de 800 mots … Je tenterai d’être plus synthétique pour la suite, promis.

Autrement, c’est parti !

Voilà, cette fois-ci, c’est parti. Difficile de rédiger un premier post, avec tous les objectifs que nous avons assigné à ce blog, mais il faut bien se lancer un jour. En gros, l’idée, c’est de partager le quotidien de notre aventure Autrement. Vous raconter, avant toute existence « visible », quelques mois avant le lancement des deux premiers sites grands publics, vers quoi nous allons, quels doutes nous partageons, quelles convictions nous animent, et quelles réactions cela suscite chez vous. Car nous entendons bien vous faire participer à cette aventure, par vos remarques, votre curiosité, vos idées.

Pour rentrer dans le dur : Autrement, c’est une société un peu différente. Non seulement parce l’un des sites que nous allons lancer se propose de vous faire voyager Autrement, en sortant des sentiers battus de l’hôtellerie traditionnelle, en dénichant pour vous des adresses originales, insolites, atypiques, ou juste improbables. Mais aussi Autrement, car nous souhaitons sortir du schéma traditionnel de la société « à l’ancienne », et nous nous sommes fixés des objectifs qui vont bien au delà du retour sur investissement pour l’actionnaire. Plusieurs posts très bientôt pour vous détailler tout ça.

En attendant, nous nous permettons de publier les bans : Autrement SAS est née officiellement le 19 décembre 2008. La société est actuellement hébergée (couvée ?) par la Boate, une belle idée – et un bel endroit – où se nichent d’autres jeunes pousses prometteuses.

Nous avons déjà été assaillis de nombreuses questions, et nous comptons bien y répondre dans blog.  Au hasard, et dans le désordre, en mélangeant les questions professionnelles et personnelles :

  • « Et Autrement, à quoi ça sert ? »
  • « Vous embauchez sur Marseille ? Tu savais que je voulais descendre dans le Sud ? »
  • « Mais pourquoi tu ne prends pas 1 an de vacances ? »
  • « T’es sûr que c’est le meilleur moment pour lancer une boîte ? »
  • « C’est quoi, le nom du site ? »

Allez, à très vite avec les premiers éléments de réponses.

Michel