Un vert à moitié plein ?

benchmarked-2008

Le sujet est à la mode – ce qui est plutôt mauvais signe ! – mais on ne peut pas éviter de l’aborder : comment identifier une chambre d’hôte ou un hôtel qui a de réels engagements pour la préservation de la planète, d’une part, et comment mettre en avant cet engagement ? Et bien sûr, quels engagements nous, Autrement, pouvons nous prendre pour limiter notre emprunte écologique ?

On détaillera dans un autre billet la réponse à la seconde question. Pour la première, nous sommes encore en train d’y réfléchir, sans y voir très clair aujourd’hui.

Nous avons pour l’instant 2 pistes.

La première consiste à mettre en avant un ou plusieurs labels reconnus, établis par des institutions indépendantes, et qui auraient été attribués à un établissement suite à un audit assez poussé. A ce jour nous avons identifié le label Green Globe qui semble faire référence, et qui a été attribué à seulement 3 hôtels en France à ce jour. Nous n’allons pas créer notre propre label, c’est un métier très loin de nos compétences, mais nous avons la responsabilité, en tant qu’éditeur, de sélectionner ceux qui nous paraissent sérieux, pas ceux qui permettent de s’acheter une conscience.

La seconde consiste à profiter des visites que nous effectuons (et oui, contrairement à de nombreux site, nous envoyons vraiment quelqu’un visiter les hébergements !) pour poser une petite dizaines de questions qui nous permettront, à défaut de dire si un lieu est réellement « Vert », de mesurer son engagement et la direction qu’il prend. Cela n’a pas autant de valeur qu’un label indépendant, c’est certain, mais cela nous paraît constructif de signaler cet engagement.

Voilà où nous en sommes. Si vous connaissez d’autres labels, ou si vous avez des idées complémentaires pour mettre en valeur celles et ceux qui partagent nos valeurs, n’hésitez pas à commenter ce billet : on est franchement demandeurs.

Un dernier point : notre engagement est sincère, mais on ne souhaite pas tomber dans l’excès. Nous militons pour un engagement pour la préservation de la planète, mais nous sommes très loin des militants de la décroissance (je peux en parler des heures …) et des discours culpabilisants et moralisateurs que nous entendons parfois. Bon, là, je dérape, on en parlera une autre fois.

Durablement votre.

Michel

Publicités

6 réflexions sur “Un vert à moitié plein ?

  1. salut la team !
    ai entendu parlé de la « clef verte », un label attribué sur 6 critères (l’éducation à l’environnement, la gestion environnementale en gal, la gestion des dechets, de l’eau, de l’energie…)
    a voir je pense 🙂
    chriss

  2. Je me désolidarise de cette phrase Michel : « Nous militons pour un engagement pour la préservation de la planète, mais nous sommes très loin des militants de la décroissance (je peux en parler des heures …) et des discours culpabilisants et moralisateurs que nous entendons parfois ».
    Je trouve dommage de connoter négativement le terme de « décroissance » alors que du point de vue des ressources naturelles, on ne pourra pas faire l’économie d’une remise en question et d’une réflexion (action !) sur le genre de croissance (et je ne parle pas seulement d’un point de vue économique) que l’on veut pour l’avenir de la planète.

  3. Et ben voilà, le débat est lancé ! On pourra faire un billet spécifiquement la dessus, une fois qu’on sera d’accord. Ou pas !

  4. Me voilà rassurée, des hôtels ou gîtes « écolos » . Youpi !

    enfin comme le dit le titre… plus ou moins vide ou plein le verre
    Malheureusement le Green Globe qui est certes tèrs médiatisé, est en fait « un verre à moitié vide ».
    Il ne s’agit pas d’un label mais d’un programme de certification.

    Il est basé sur du déclaratif et « l’audit » se fait à distance(donc cela veut dire que les lieux qui présentent ce sigle ont envie de communiquer vert, parce qu’ils ont compris l’intérêt marketing mais ça ne certifie pas leur engagement car ils disent mais le font-ils ?)

    Oui il y a des vérification, à distance toujours: les « auditeurs » regardent l’évolution des critères d’une année à l’autre

    Les hôteliers paient 450 €/an pour un GG lite et 1 500€/an pour un premium: ils ont alors le droit de mettre le logo GG dès qu’ils ont commencé à remplir le questionnaire. Des comparaisons de C° d’eau/nuitée sont faites mais pas très significatif (c’est un peu l’histoire des Diagnostic de Performance Energétique faits dans les bâtiments : basés sur les factures des occupants, cela ne veut rien dire)

    Le logo GG ne traduit pas forcément la démarche sur la durée, car il y a différents niveaux:
    GG bronze pour commencer
    GG argent
    GG or, après 5 années
    GG platinium après 10 ans (là on parle d’énergie – eau – déchets – recyclage – implication locale – papier – pdts chimiques pour espaces verts et nettoyage)

    Pour les grosses structures > 5 sites et/ou 500 salariés, là il y a un audit sur place.

    D’après mes infos, le Emas est plus exigeant.

    Et puis avec ce type de système, comme pour les labels ecocert etc… il y a un souci d’objectivité: + ils certifient de lieux (ou de produits), + ils gagnent de l’argent, donc ils ont intérêt à ne pas mettre la barre trop haute pour avoir un maximum d’adhérents.

    Mais c’est toujours un début, à ne pas suivre les yeux fermés, comme souvent…

    Quant à la décroissance…certains voient cela comme un amalgame de « ne pas », « privation, restriction »
    alors qu’ils s’agit en fait d’une nouvelle façon de vivre, qui se base sur des principes anciens:
    se poser des questions sur la destination de son argent et son impact pour le futur, sur l’utilité des produits, prendre du recul sur nos envies qui en fait sont dictées par des pubs, des images, des médias, devenir plus indépendants, plus libres, plus sensés, réfléchis
    mais continuer à s’amuser…d’une autre manière. Et je peux vous dire que ça fait un bien FOU ! (Par contre du coup c’est certain on prend moins l’avion et donc on part moins en voyage loin)

  5. Bonjour,
    souhaitons que Green globe ne soit pas un énième moyen de repeindre en vert la conscience des professionnels du tourisme…
    Puisse ce label ne pas être non plus un alibi au consommer plus parce que mieux…
    La décroissance est une question de survie, les faits sont têtus.
    L’écologie à la sauce Cohn Bendit n’est qu’une vaste supercherie qui permet de tuer dans l’oeuf le débat de la remise en cause de notre mode de vie planétovore. Le système peut ainsi se laver les mains de ses méfaits et digérer sa contestation… Merci les Verts! Merci le « développement durable »!
    On peut donc en effet en discuter des heures, mais 2+2 fera toujours 4. Une croissance infinie dans un monde fini? Un enfant de 5 ans comprend que c’est impossible…
    Au plaisir de vous lire.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s